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Un teaser qui tease

C’est de plus en répandu, la vidéo s’invite dans la promo du théâtre. On ne compte plus le nombre de teaser, bandes-annonces, et autres trailers qui envahissent la toile à chaque nouvelle création, et ce, pour le pire comme le meilleur ! Dans tous les cas, la vidéo s’impose peu à peu comme un inévitable de votre promotion. Nous avons rencontré Alizée Honoré de NightHawks production qui vous en apprend plus sur le coût et les contraintes de la réalisation de ces capsules, et vous donne les conseils indispensables pour avoir vous aussi un teaser qui tease !


Teaser, trailer, capsule ou bande-annonce?

D’entrée de jeu Alizée insiste sur le fait que tout ça c’est un peu la même chose, et que ce n’est, au fond qu’une question de vocabulaire, mais distingue tout de même deux manières d’aborder la vidéo promotionnelle de votre spectacle : la présentation d’extraits du spectacle, ou la réalisation d’une création  vidéo originale.

D’après elle, les deux techniques se valent, mais elles ne visent pas le même public. Si le but de votre vidéo est d’appuyer votre démarche de diffusion auprès des programmateurs, Alizée conseille de vous orienter plutôt vers des extraits (nous éditerons très bientôt une fiche conseil concernant ces captations promotionnelles), par contre, si vous êtes dans une optique de promotion, ce qui nous intéresse ici, alors, vous avez tout intérêt à envisager votre vidéo comme une création à part entière, une adaptation de l’esprit de votre spectacle théâtral dans un autre média, en l’occurrence la vidéo.

Mais c’est quoi un bon teaser?

Alizée insiste sur l’idée d’adaptation. Les deux médias, théâtre et vidéo, n’ont pas la même grammaire, ni les mêmes codes, ne vous bornez pas à faire du théâtre filmé, envisagez votre vidéo comme une oeuvre à part entière tout en respectant l’essence du spectacle dont vous voulez assurer la promotion. C’est un travail à part entière qui doit se réfléchir et se préparer pour être efficace, tout en gardant à l’esprit les trois adjectifs qui, pour Alizée, définissent un bon teaser : intriguant, original et cinématographique.

Où héberger sa vidéo?

Sauf quelques rares exceptions, il y a fort à parier que votre vidéo sera à destination du net. Il va donc falloir la mettre en ligne, mais où?
Alizée conseille de se limiter à deux hébergeur car cela facilite le suivi du nombre de vues et évite de multiplier les liens. Dans tous les cas, privilégiez un hébergeur, plutôt que de diffuser directement votre vidéo sur Facebook ou sur votre site, c’est la garantie d’un suivi plus précis des statistiques et d’une meilleure indexation de votre vidéo.
Parmi les leaders du marché que sont Youtube, Viméo et Dailymotion, Alizée recommande de privilégier les deux firmes américaines. Youtube est en effet la star incontestée de l’hébergement vidéo et présente les avantages combinés de la facilité et de la gratuité.
Viméo, de l’autre côté, est plus limité dans sa version gratuite, mais le rendu général est plus soigné que sur YouTube, bien que ce soit une question de goût. Cela dit, l’hébergeur bénéficie d’une certaine aura artistique, une plus value non-négligeable.
Enfin, toujours d’après Alizée, laissez tomber la plateforme française  Dailymotion, elle est moins facile d’utilisation, et moins regardée que ses cousines d’outre-atlantique.

Voici quelques conseils que vous ne devriez d’ailleurs pas hésiter à suivre :

1 | C’est un peu enfoncer une porte ouverte, mais ne perdez jamais de vue que la vidéo que vous allez faire doit refléter le spectacle, son univers, son esprit.

2 | Privilégiez les formats courts, entre 20 et 30 secondes, et, si vous visez une diffusion en télévision, renseignez-vous bien sur les exigences techniques et temporelles de la chaîne.

3 | Ne sous-estimez pas l’habillage graphique de votre vidéo. Typographie, taille des caractères, couleurs, lisibilité des informations, rappel de l’affiche, tout à de l’importance.

4Ne tentez de raconter tout le spectacle ! Souvenez-vous, votre but est d’intriguer, de donner envie au spectateur d’en voir plus, de « teaser » comme on dit en bon franglais

5 | N’hésitez pas à tester votre vidéo sur un public restreint avant de la diffuser, analyser les réactions, demandez l’impression générale suscitée par votre vidéo,… Et corrigez le tir si nécessaire!

6Entourez-vous bien ! La réalisation, la prise de vue, la prise de son, le montage, l’habillage graphique sont des métiers qui ne s’improvisent pas. N’hésitez pas à vous faire aider, quitte à contacter des professionnels si votre budget vous le permet. Ces personnes extérieures vous apporteront le recul nécessaire à un teaser efficace. Il y a, en effet, de grandes chances pour que vous ayez trop le nez dans le guidon pour travailler efficacement… De son propre aveux, Alizée reconnaît d’ailleurs que si c’était à refaire, elle aurait confié la réalisation du teaser de sa propre mise en scène à quelqu’un d’autre, histoire, justement, de bénéficier de tous les avantages apportés par un regard neuf.

Un teaser à faire soi-même?

Répétons-le encore, on ne s’improvise pas réalisateur! Et la qualité technique de votre vidéo, qu’il s’agisse de l’image, du montage ou du son aura une influence directe sur son efficacité. Nous ne pouvons donc que vous conseiller de faire appel à des professionnels comme NightHawks, mais si vous voulez tenter l’aventure seuls, le précieux conseil d’Alizée serait d’assumer pleinement les conditions techniques du tournage.

N’essayer pas de donner un look hollywoodien si vous filmez avec votre téléphone portable! Au contraire, n’hésitez pas à forcer le trait, à doter votre vidéo d’un aspect «bricolage» assumé. On peut faire des merveilles avec deux fois rien, le truc est de rester en permanence conscient de ses limitations techniques.

Mais, dans tous les cas, faites particulièrement attention au son. Ce dernier point, souvent sous-estimé, est cependant capital. Même dotée d’une image magnifique et d’un montage efficace, si votre son est pourri, votre vidéo sera un échec. Ici encore, si une prise de son professionnelle n’est pas possible pour des raisons budgétaires, oubliez le son direct pour y substituer une musique bien choisie. À moins que le côté brut et peu audible du son direct d’un téléphone portable ou d’une caméra amateure ne représente une volonté, mais dans ce cas, comme pour l’image, assumez-la pleinement! Votre vidéo y gagnera paradoxalement en professionnalisme.

Est-ce que ça marche?

Alizée est formelle à ce propos, les retombées de votre vidéo seront directement proportionnelles à la diffusion de cette dernière. C’est sans doute une lapalissade, mais ça fait tout de même du bien de le rappeler : si votre vidéo n’est pas diffusée, elle se sera pas vue; et s’il est n’est pas vue, elle n’aura aucun impact sur les entrées du spectacle!

Gardez à l’esprit qu’il ne suffit pas de poster une vidéo sur Facebook pour qu’elle atteigne automatiquement le million de vues! Personne ne vous attend sur la toile! Il vous faudra travailler dur pour répercuter la vidéo sur les réseaux sociaux, les blogs, les sites d’agendas,… Multipliez les occasion de voir votre vidéo, cherchez des partenariats, ne vous contentez pas de relayer le lien de votre vidéo sur un seul réseau social, il se perdrait dans la masse ! Pour que cette vidéo soit vue, il vous faudra vous engager pleinement dans la promotion 3.0 ! (Nous éditerons très prochainement une fiche conseil à ce sujet, restez à l’écoute)!

Notre conseil: n’hésitez pas à créer un compte spécifique pour votre spectacle ou votre compagnie, cela évitera de perdre votre vidéo parmi vos vidéos de vacances ! Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un compte gmail. Retrouvez la marche à suivre en suivant ce lien.

Quel délai prévoir pour la réalisation et quand diffuser le teaser?

Pour Alizée, l’idéal serait en fait de faire deux teasers. L’un, au tout début du travail, sous la forme d’une capsule très courte, quelques secondes maximum. Un seul plan intriguant par exemple, juste pour notifier à la sphère internet que vous avez commencé le travail, que quelque chose va arriver… N’hésitez pas à vous inspirer de ce que fait l’industrie cinématographique en la matière…

Ensuite, deux à trois semaines avant la première vous diffuserez votre second teaser qui répondra aux exigences évoquées plus haut.

Dans tous les cas, faites bien attention aux délais de production de votre vidéo. Ne tournez pas la veille pour une diffusion le lendemain! Encore une fois, envisagez votre vidéo comme un travail à part entière qui vous demandera du temps et de la réflexion.

Ainsi, prévoyez 2 à 3 semaines de montage pour vous laisser le temps nécessaire aux inévitables aller-retour entre les différents tests et le banc de montage. Mais ne sous-estimez pas non plus le temps de réflexion et de préparation. N’improvisez pas et gardez à l’esprit que l’image possède ses propres codes et que tout, du cadrage au costume, en passant par le son et les lieux de tournage, aura son importance.

D’une manière générale, au plus tôt vous commencerez à réfléchir à votre tease, au mieux ce sera! Et si vous voulez vous faire accompagner d’une équipe professionnelle comme celle d’Alizée, contactez-les au plus tôt, au minimum 2 mois avant la première. D’autant que chez NightHawks, ils aiment bien assister au processus créatif, se glisser dans la salle à l’occasion des répétitions, bref sentir au mieux l’esprit de votre spectacle pour fournir le teaser le plus efficace et le plus juste possible.

La question des droits

Faites attention au droits d’auteur et de diffusion ! Vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez! Non seulement au niveau des musiques, mais aussi, en principe, en ce qui concerne les marques qui ne peuvent pas apparaître à l’écran sans leur autorisation explicite. Dans les faits, vous ne risquez pas grand-chose d’autre que le retrait de votre vidéo, mais faites quand même attention et sachez, qu’en principe, vous ne pouvez utiliser dans votre vidéo une image (lieux, logos, marques ou images déposée, mais également l’image des personnes) ou un son pour lesquels vous n’auriez pas explicitement obtenu une autorisation… Vous voilà prévenus!
Mais si vous devez respecter les droits des autres, les autres doivent respecter les vôtres. N’oubliez pas de discuter avec le théâtre dans lequel vous jouez et avec l’équipe de réalisation si vous en prenez une, de la question des droits du teaser que vous allez produire. Qui en détient les droits de diffusion? Pouvez-vous l’utiliser pour un autre évènement? Pouvez-vous le modifier selon votre envie?… Idéalement, nous l’avons dit, ce teaser devrait être une oeuvre artistique à part entière, et, dans ce cadre, l’éventuelle équipe de réalisation qui vous accompagnerait dans cette tâche fait intégralement partie de votre équipe artistique, gardez-ça en tête.

Combien ça coûte?

Insistons encore là-dessus, le premier coût qu’il ne faut pas négliger c’est le temps! La préparation et l’anticipation sont indispensables pour réussir votre teaser. Si vous vous lancez tête baissée, dans le rush et l’improvisation, vous avez certes quelques chances de réussir quand même, mais comme le dit Alizée, «Il vaut mieux ne pas trop compter sur la chance!».

Cela dit, si vous voulez vous faire accompagner par une équipe professionnelle, prévoyez un budget oscillant entre 600 et 1000 euros, mais gardez à l’esprit que cette fourchette reste très mouvante et est avant tout fonction de ce que vous voulez comme vidéo. Il va sans dire que si vous voulez ajouter des animations, des effets spéciaux, un plan d’hélicoptère, ou un tournage en Namibie, vous risquez d’exploser votre budget !

Gardez pas ça pour vous !


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